
“Engagez-vous qu’elle disait”…
C’est un beau jour de mai qu’avec la plus totale inconscience, j’arrive à l’université pour à la base un rendez-vous de travail.
C’est alors, que la responsable du bureau International, m’attrape au détour d’un couloir avec grand enthousiasme pour me dire de venir m’inscrire au festival de Yasu, une ville a quelques stations de train de Minami Kusatsu (où j’habite).
Sans attendre ma réponse par l’affirmative, j’étais déjà dans son bureau pour signer le papier (de l’engagement). Les recommandations: Amenez des chaussures de sport, une serviette de bain et de la crème solaire.
Mais, question: “Pourquoi une serviette de bain? Y avait-il une piscine?”. Je reçois pour toute réponse: “Il allait faire chaud”.
“Ah bah oui, normal”, me dis-je, dans la plus totale insouciance. Sans plus de détails, je signe le papier, la responsable me souriant jusqu’aux oreilles. Aurais-je dû penser qu’il y avait un piège?
Mais ce n’est pas grave, j’aime l’aventure, j’aime les défis, quoi que ça pouvait être… ce serait une expérience. J’ai également Andrés dans l’aventure… (il me remercie encore aujourd’hui).
Le jour J
Laisse moi donc, Public Aimé, te conter cette journée si particulière du 5 mai dernier…
Andrés et moi prenons le train ensemble et nous arrivons pour rejoindre le groupe d’étudiants de Ritsumeikan qui participaient également.
Un petit point de vue sur mon état d’esprit du moment… “Chouette alors, nous allons passer une très bonne journée avec Andrés dans le public à prendre des photos du festival. N’est-il pas formidable!”
Mais après 2 minutes, garçons et filles sont séparés. Déjà, ma très bonne journée, ce serait sans Andrés. Mais ce n’est rien comparé à ce qui m’attendait…

Après un court voyage en voiture, nous arrivons dans un temple. Et là, je suis toute en joie de prendre ma première photo. Il y a des porteurs… C’est chouette alors.

Puis, direction l’une des maisons près du temple pour mettre des costumes. Et là, je me dis, “Super, en plus, on a des déguisements! La fête sera plus folle!”.
C’est alors que la question sur la serviette de bain revient. Je n’en avais pas prise, parce que je n’ai pas l’habitude de me promener avec, même s’il fait chaud. Mais ce qu’ils appellent serviette de bain ici ressemble plutôt à une serviette pour le visage, parce que c’est un vrai timbre poste..
Horrifiée, l’une des organisatrices me regardent avec compassion et s’empressent de m’en prêter une (iI ne fallait pas, vraiment…). Elle me montre qu’il faut la mettre au niveau de l’épaule. Okay, pourquoi pas après tout, ça doit faire STYLE…

On commence au fur-et-à-mesure à comprendre pourquoi on nous a amené ici. Et là, SURPRISE, je comprends que nous allions devoir porter une charge de près de 400 kilos, rien qu’avec des filles. Ci-dessus, une photo avec mon tambour (affectueusement appelé pour l’occasion “Tonneau”). Je suis quand même un bon Saint-Bernard!

Autant dire que nous avons gardé le sourire au moment de la révélation. Mais oui, tout s’éclaire! Les chaussures, la serviette de bain, la crème solaire… C’est sûr que ça allait être Très Très chaud!
Cette aventure vous sera contée en 2 épisodes… pour le suspense. C’est sûr, maintenant qu’on a révélé l’objet du festival, la suite s’annonce grave croustillante…
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